#Assurtech : le nouvel eldorado ! / Comment les nouveaux usages liés à l’économie collaborative permettent de réinventer l’assurance.

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Depuis l’arrivée d’internet et, par répercussion, à celles des nouvelles technologies, nous observons une transition sociétale s’effectuer : nous sommes passés de l’avoir à l’être avec anciennement la société de consommation à la société de service, dite Sharing Economy (économie collaborative).

Tels des champignons, une multitude de startup a alors poussé (nous parlons bien de “jeunes pousses” dans le jargon startups), révolutionnant un à un les secteurs d’activités bien en place : on parle d’ubérisation du secteur d’activité (terme emprunté d’Uber, l’une des plus anciennes startups ayant révolutionné son secteur d’activité).

C’est maintenant au tour du secteur de l’assurance de faire sa révolution.

Illustration : rawpixel sur Unsplash

Évolution du marché

L’arrivée de la Crise Economique de 2008–2010 en France a marqué la fin d’un cycle prospérant depuis les Trentes Glorieuses; celle de la Société de Consommation calquée de l’ American Way Of Life.

La perte considérable du pouvoir d’achat des français mêlée à l’inflation constante a contribué à ce changement sociétal. Nous sommes aujourd’hui dans une Société du Service, dite Sharing Economy (économie du partage).

L’assurance est le 3e secteur le plus exposé à l’innovation, selon le cabinet d’audit KPMG.

Une baisse générale du salaire moyen dans tous métiers confondus a été constatée, sauf dans certains profils pénuriques comme les développeurs à l’arrivée d’internet et des technologies et, des commerciaux (demande liée aux offres de services). La maîtrise des coûts est alors de mise.

Les français se réconfortent dans le bien-être plutôt que dans la possession. Les sociétés doivent vendre non plus leurs produits mais surtout leurs services. C’est le “tout, tout de suite, partout” à la façon de l’information à la venue d’internet.

Problématiques : toujours mieux assurer pour le moins cher possible, rapidité et simplification des process, avec une relation client au coeur du service.

En France, il existe une obligation légale de s’assurer, tant dans le privé que du côté professionnel. D’où la résistance du secteur. Mais l’arrivée du numérique et des technologies liées va tout changer.

Réorganisation profonde du travail

L’émergence des startups révolutionnant chaque secteur d’activité en les ubérisant a amené son lot de nouveaux modes et nouvelles méthodes de travail. Au revoir le patron dans sa tour d’argent et bonjour à l’Agile avec ses 4 valeurs fondamentales : communication, simplicité, respect et courage.

Le télétravail (ou remote) est en vogue (bye bye coûts liés aux locaux, pas d’obligation d’être sur le lieu de vente, ni de question de temps de trajet pour le salarié) : on travaille de partout dans le monde à travers son écran. Le monde du travail devient plus mobile, plus exigeant !

Problématique : comment assurer un employé s’il n’est pas sur son lieu de travail ?

Digitalisation des services

L’ère numérique avec l’arrivée de l’IoT (Internet of Things), de l’intelligence Artificielle et de la Blockchain, va changer la donne.

Par exemple, comment assurer un salarié utilisant une voiture professionnelle connectée ? Comment évaluer de nouveaux risques sans statistiques (puisque pas d’antécédent existant) ?

Sans historique, il faut alors anticiper de nouveaux risques; conduite de l’assuré, améliorer la prévention…

Comment ? Grâce aux mêmes technos’ en poussant vers le Machine Learning permettant l’analyse prédictive automatisée: par exemple, prédire les catastrophes naturelles avec un boitier connecté récoltant de la Data.

La capacité de proposer des offres évolutives et adaptées avec une cartographie des risques est maintenant à portée de main.

L’année 2017 a été très marquée par un de ces nouveaux risques : les cyber-attaques. Ces attaques de grandes ampleurs et imprévisibles, peuvent nuire fortement aux petites comme aux grandes entreprises et les conséquences en sont inquiétantes : vol de données, baisse de notoriété sur le net, activité figée, etc.

Le rôle des assureurs se déporte vers la prévention. A quoi bon encourir le risque de devoir financer un séjour à l’hôpital s’il est possible de l’éviter ? Dans ce système, tout le monde est gagnant. Et c’est pour cela que l’Insurtech suscite autant d’optimisme.

Les Insurtech ou Assurtech peuvent répondre à ces problématiques et ce, avec un meilleur suivi (24/24), une simplification des services automatisés et digitalisés, du sur-mesure et, le tout, en moins onéreux.

Notamment grâce aux Chatbots et aux RPA (Robotic Process Automation) permettant d’automatiser les tâches informatiques récurrentes, afin de se concentrer sur des actions à vraies valeurs ajoutées et s’occuper des cas les plus complexes.

> Cet article a préalablement été publié par Assurup sur Medium

Juliette RousselAssurup est la 1ère solution d'assurance dédiée aux startups et conseille plus de 600 Startups telles que Click&Boat, Aircall, Mutum, KelDoc, Guest to Guest, Biomodex, My Major Company, Digifood & cie. Assurup est également le partenaire assurance de plus de 50 incubateurs français comme Station F, NUMA, The Family, D-Incubator, Blue Factory, NWX, Incubateur HEC.