Destination entreprendre #21 : Julien Simon

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Le 27 janvier 2014

PrĂ©sentation. Je m’appelle Julien Simon mais j’Ă©cris sous l’anagramme Neil Jomunsi des romans, des nouvelles, des sĂ©ries et des livres dont vous ĂŞtes le hĂ©ros. En parallèle, j’ai montĂ© avec trois associĂ©s la sociĂ©tĂ© d’Ă©dition Walrus. En ce moment, et en partenariat avec ActualittĂ©, j’ai lancĂ© le Projet Bradbury, un marathon d’Ă©criture oĂą je rĂ©dige […]
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Julien Simon

RĂ©sumĂ© : PassionnĂ© de littĂ©rature et de nouvelles technologies, Julien (aka Neil Jomunsi) a dĂ©cidĂ© de plonger dans l’entrepreneuriat en se lançant dans plusieurs projets menĂ©s en parallèle dont le but commun est d’explorer les nouveaux modèles Ă©conomiques, politiques et sociaux du livre. Walrus, une sociĂ©tĂ© d’Ă©dition 100% numĂ©rique innovante co-fondĂ©e avec trois associĂ©s ; le Projet Bradbury, un marathon d’Ă©criture au rythme d’une nouvelle par semaine ; et enfin Nemopolis, un roman diffusĂ© gratuitement par mail !

Présentation.

Je m’appelle Julien Simon mais j’Ă©cris sous l’anagramme Neil Jomunsi des romans, des nouvelles, des sĂ©ries et des livres dont vous ĂŞtes le hĂ©ros. En parallèle, j’ai montĂ© avec trois associĂ©s la sociĂ©tĂ© d’Ă©dition Walrus. En ce moment, et en partenariat avec ActualittĂ©, j’ai lancĂ© le Projet Bradbury, un marathon d’Ă©criture oĂą je rĂ©dige et publie une nouvelle par semaine pendant un an. Autant dire que cela me tient occupĂ©.

DĂ©clencheurs.

J’ai goĂ»tĂ© aux joies du salariat pendant de nombreuses annĂ©es et je n’y ai pas trouvĂ© la libertĂ© Ă  laquelle j’aspire. De plus, je suis du parti de penser que ce que l’on fait soi-mĂŞme vous correspond nĂ©cessairement mieux. PassionnĂ© de livres devant l’Ă©ternel et très enthousiaste au sujet des nouvelles technologies, il m’a semblĂ© normal de me prendre en main et de dĂ©cider d’y consacrer ma vie de façon plus active, mĂŞme si mon mĂ©tier prĂ©cĂ©dent Ă©tait… libraire.

Premier fait d’armes.

J’ai crĂ©e Walrus, une maison d’Ă©dition 100% numĂ©rique, il y a quatre ans Ă  une Ă©poque oĂą il Ă©tait encore tabou de parler de littĂ©rature originale entièrement dĂ©matĂ©rialisĂ©e. Ă€ l’Ă©poque, nous n’Ă©tions guère de quatre ou cinq maisons d’Ă©dition sur ce crĂ©neau alors qu’aujourd’hui il s’en crĂ©e quasiment une par semaine. Nous publions des textes impubliables ailleurs, des pulps, des textes de littĂ©rature populaire, de science-fiction, de fantastique, quelques comĂ©dies potaches ou des pamphlets sociĂ©taux. En somme, nous Ă©ditons ce que nous avons envie de lire. Le numĂ©rique permet cela. C’est un dĂ©fi particulièrement salĂ© qui attend le livre dans les prochaines annĂ©es. Gutenberg a crĂ©Ă© la première rĂ©volution du livre, l’ebook et le web sont la seconde. Je suis heureux d’ĂŞtre nĂ© dans cette Ă©poque excitante.

RĂŞves.

Montrer que de nouveaux modèles Ă©conomiques, politiques et sociaux sont possibles pour le livre. MĂŞme si l’industrie perdurera et qu’elle va trouver de nouveaux moyens de se remettre sur les rails, les choses changent. J’espère contribuer Ă  ce que les auteurs retrouvent la place d’honneur qu’ils ont un peu perdu dans la chaĂ®ne actuelle, et cela passe notamment par de meilleures rĂ©munĂ©rations. Je suis aussi un fervent partisan de nouvelles conditions de partage de la culture, plus Ă©galitaires.

Échecs.

J’ai compris assez tard qu’il ne sert Ă  rien d’ĂŞtre trop en avance sur une industrie : la nouveautĂ© ne crĂ©e pas nĂ©cessairement la demande, au contraire, elle peut faire peur. Le livre numĂ©rique ne fait que dĂ©coller, il n’est mĂŞme pas encore arrivĂ© Ă  sa vitesse de croisière. Peut-ĂŞtre avons-nous dĂ©marrĂ© trop tĂ´t, mais il y a une bonne chose Ă  cela : nous avons fourbi nos armes.

Conseil.

Suivre son instinct personnel. Je sais que la mode est aux business plans bien encadrĂ©s, mais le numĂ©rique permet une agilitĂ© telle qu’il serait dommage de ne pas se lancer rapidement, quitte Ă  se planter. MĂŞme en cas d’Ă©chec, on est riche d’une expĂ©rience et on a toujours une longueur d’avance.

Inspirations.

Mes modèles d’inspiration sont pour la plupart des Ă©crivains, tels que Ray Bradbury ou Neil Gaiman. Je n’ai pas de modèle entreprenarial, ce n’est pas pas vraiment ma culture. Je n’ai fait ni Ă©tudes de droit, ni Ă©cole de commerce ou de marketing. Et pour tout dire, le monde des entrepreneurs ne me passionne pas plus que ça : je navigue Ă  l’instinct. Les success stories sont inspirantes mais elles peuvent aussi avoir vite fait de dĂ©courager au moindre Ă©chec.

Actualité.

En parallèle du Projet Bradbury qui continue jusqu’en septembre 2014, j’ai commencĂ© Ă  Ă©crire un roman diffusĂ© par mail, via l’inscription Ă  ma mailing-list. C’est un roman fantastique, gratuit puisqu’envoyĂ© par mail chaque dimanche. J’avais envie de tester ce mode d’expression, un peu dans l’urgence. J’ai Ă©galement un autre roman sur le feu, que je voue Ă  un chemin plus classique : la recherche d’Ă©diteur.

Demain.

DĂ©jĂ , rester vivant jusqu’en 2014 me semble ĂŞtre une bonne ambition, vu tout le boulot qui m’attend. J’aimerais que 2014 soit l’annĂ©e oĂą je me pose dans mon mĂ©tier, oĂą je peux mesurer l’ampleur du travail accompli. J’ai des projets dans les cartons, bien entendu. Pour rĂ©sumer, je pense que le livre est hautement soluble dans le web. Affaire Ă  suivre…

What else ?

Qu’est-ce que vous faites encore lĂ  ? Foncez ! La vie est trop courte pour procrastiner.

 

 

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Fabien GrenetCofondateur de There is no spoon, Fabien est tout autant passionné par l'innovation et le numérique que par le jardinage. Il partage sa vision et son expérience sur Take the Red Pill, ainsi que ses expérimentations agricoles sur Le Potager Perché. There is no spoon est une agence écosystème fédérant des freelances partageant un même objectif : permettre d'accélérer les projets en exploitant les leviers du numérique (état d'esprit, méthodes, outils).