Destination entreprendre #22 : Sylvain Le Bon

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Le 17 février 2014

PrĂ©sentation. PassionnĂ© depuis longtemps par la manière dont les nouvelles technologies changent nos vies, j’ai voulu aligner ma vie professionnelle sur cette passion. Après quelques annĂ©es de conseil dans les milieux informatiques, j’ai cherchĂ© Ă  proposer un nouveau modèle, plus efficace et cohĂ©rent que ceux que j’appliquais dans les grandes entreprises dans lesquelles je travaillais. […]
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Sylvain-Le-Bon

RĂ©sumĂ© : Parce qu’il Ă©tait depuis toujours passionnĂ© par les changements et transformations qu’amènent dans nos vies les nouvelles technologies, Sylvain a dĂ©cidĂ© d’en faire le centre de gravitĂ© de sa vie professionnelle. Il s’est donc lancĂ© dans l’entrepreneuriat en fondant Open Initiative, une communautĂ© doublĂ©e d’une place de marchĂ© Ă  destination des entreprises qui recherchent des prestataires informatiques pour mener Ă  bien leurs projets. Cette annĂ©e, il a Ă©galement lancĂ© Open Funding, une plateforme de financement participatif pour le logiciel libre ayant comme spĂ©cificitĂ© le financement fonctionnalitĂ© par fonctionnalitĂ© ! 

Présentation.

PassionnĂ© depuis longtemps par la manière dont les nouvelles technologies changent nos vies, j’ai voulu aligner ma vie professionnelle sur cette passion. Après quelques annĂ©es de conseil dans les milieux informatiques, j’ai cherchĂ© Ă  proposer un nouveau modèle, plus efficace et cohĂ©rent que ceux que j’appliquais dans les grandes entreprises dans lesquelles je travaillais. Et je me retrouve donc, finalement assez logiquement, Ă  proposer des modèles Ă©conomiques basĂ©s sur de la contribution ouverte, pas seulement parce qu’ils sont plus en adĂ©quation avec mes valeurs, mais aussi parce qu’ils sont plus efficaces. C’est du moins ce qu’on travaille Ă  prouver.

DĂ©clencheurs.

En fait je pense que j’ai toujours su inconsciemment que j’allais m’orienter vers une voie d’entrepreneuriat. Mais lorsqu’après mon stage de fin d’Ă©tudes, j’ai signĂ© mon contrat de consultant, j’ai dĂ©cidĂ© qu’il ne fallait pas faire les choses Ă  moitiĂ©, et que je ne me poserais pas de questions pendant deux ans. Après ces deux annĂ©es, certains Ă©vĂ©nements, probablement très banals mais arrivant pile au moment de l’expiration de mon “moratoire intellectuel”, m’ont poussĂ© Ă  me demander ce que j’allais faire ensuite. J’ai creusĂ© plusieurs pistes, jusqu’Ă  me dire qu’au fond, si on veut se lancer, il n’y a pas de bon moment. Alors inutile de remettre Ă  plus tard ! Je suis donc parti Ă  l’Ă©tranger, loin, pour faire le point et mettre Ă  plat mes idĂ©es, et je suis revenu avec un projet Ă©crit.

Premier fait d’armes.

Ma première rĂ©alisation a Ă©tĂ© une plate-forme qui synthĂ©tisait beaucoup des idĂ©es que j’avais accumulĂ©es pendant toutes les annĂ©es qui avaient prĂ©cĂ©dĂ©. Sans doute pas mal d’idĂ©es intĂ©ressantes, mais le problème est que j’avais très peu rĂ©flĂ©chi Ă  comment j’allais les vendre ! Au moins ça m’a rassurĂ© sur ma capacitĂ© Ă  monter une plate-forme web, ça a soulagĂ© la frustration de toutes ces annĂ©es Ă  rĂ©flĂ©chir aux choses Ă  amĂ©liorer, sans agir. 🙂

RĂŞves.

RĂ©ussir Ă  faire vivre des gens autour de biens communs, qu’ils soient logiciel ou autre, de manière pĂ©renne dans une Ă©conomie de la contribution ouverte.

Échecs.

Beaucoup d’Ă©checs bien sĂ»r, après avoir tentĂ© tant de choses ! Le principal est probablement la reprĂ©sentation que je me faisais de l’entrepreneuriat au dĂ©but. J’avais l’image d’Épinal du gĂ©nie qui se cache dans son garage pendant un an pour prĂ©parer un produit incroyable et qui ouvre d’un coup la porte en criant TADAAAA ! Finalement, crĂ©er une entreprise, c’est beaucoup de petites tentatives, de patience, de tout petits pas, et surtout pas de gĂ©nie. Juste de la constance et de la persĂ©vĂ©rance.

Conseil.

Lance toi ! Il ne faut pas avoir peur de l’Ă©chec parce que les Ă©checs sont les ajustements qui nous mettent sur la voie, petit Ă  petit. Et finalement, le seul vrai Ă©chec, c’est l’abandon.

Actualité.

En ce moment, j’essaie de d’accompagner des projets de logiciel libre dans leur recherche de financement auprès de leur communautĂ© d’utilisateurs. Du coup je travaille sur des tas de projets plus gĂ©niaux les uns que les autres. J’espère qu’on en saura plus bientĂ´t !

Demain.

Beaucoup de projets Ă  vous faire exploser les yeux en prĂ©paration. Pas sĂ»r qu’ils vont tous aboutir, mais suivez l’actualitĂ© d’Open Funding !

What else ?

Il y a trop de choses Ă  arranger dans le monde pour continuer Ă  faire un travail qui ne sert Ă  rien !

 

 

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Fabien GrenetCofondateur de There is no spoon, Fabien est tout autant passionné par l'innovation et le numérique que par le jardinage. Il partage sa vision et son expérience sur Take the Red Pill, ainsi que ses expérimentations agricoles sur Le Potager Perché. There is no spoon est une agence écosystème fédérant des freelances partageant un même objectif : permettre d'accélérer les projets en exploitant les leviers du numérique (état d'esprit, méthodes, outils).