Prise de note numérique – du papier à l’iPad !

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Travailler en mode projet implique de participer à de nombreuses réunions dans lesquelles la prise de notes est un passage obligé. Que ce soit pour préparer la dite réunion ou pour en rédiger le compte rendu, pour restituer les idées émises ou lister celles à approfondir, pour construire sa liste de questions et y tracer les réponses, le degré d’utilisabilité des notes est un levier à ne pas négliger pour gagner en efficacité.

Note du 9 octobre 2016 : Cet article n’a pas été mis à jour depuis sa publication. Si la réflexion associée est toujours d’actualité, la liste des outils proposée peut être être obsolète ou dépassée. Nous vous invitons après sa lecture à visiter notre Creative Toolbox qui met à disposition de nombreuses ressources utiles et qui est mise à jour régulièrement.


Adepte des notes manuscrites, mais confronté à la perte de temps induite par la nécessaire étape de ressaisie avant exploitation numérique, j’ai tenté de trouver LA solution qui me convienne le mieux. Ce billet présente les différentes pistes que j’ai explorées.

L’ordinateur portable

La première option que j’ai testée est bien sur l’utilisation de mon ordinateur portable. D’un coût nul et sans contrainte de mise en oeuvre, cette option possède l’avantage de donner accès aux ressources partagées et aux mails pour peu qu’une prise réseau soit disponible à proximité.

Pourtant, j’en suis très vite revenu. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ressentais, caché derrière l’écran, une distance me coupant des autres participants. Et puis avouons le, le cliquetis incessant du clavier est désagréable au possible, encore plus lorsque l’on sait que beaucoup de personnes profitent de cette « position cachée » pour consulter et répondre à leurs mails alors que l’on parle (je l’ai fait aussi, je ne suis pas parfait).

Le papier numérique

Une piste que je n’ai pas explorée mais fortement envisagée est le papier numérique. Plusieurs technologies co-existent, basées sur des stylos intelligents accompagnés ou non de papiers à motif et / ou de blocs serre feuilles. Le principe commun étant l’enregistrement des mouvements du stylo afin de pouvoir restituer sous forme numérique le texte / dessin tracé sur le papier (ex : Zpen de Dane Elec, Digital pen de Staedler, IRIS Notessolution complète PaperShow de Oxford, …). D’ailleurs si vous avez des exemples d’entreprises qui utilisent ou ont utilisé ce type d’outil, n’hésitez pas à me les communiquer je serais heureux de les interviewer pour un autre billet.

Les tablettes (aka l’iPad)

Les tablettes tactiles existent depuis plusieurs années, par exemple les Tablet PC microsoft, sans avoir réellement percé en entreprise hormis dans des secteurs de niche. N’ayant pas  eu l’occasion de travailler quotidiennement avec  un Tablet PC, je serais heureux de vous interviewer si c’est votre cas pour enrichir ce blog. Lorsque l’iPad est arrivé, je me suis beaucoup interrogé quand à l’utilité que je pourrai lui trouver. Et puis, étant un poil geek sur les bords, j’ai craqué et je m’en suis offert un (16 Go wifi only). Un des arguments qui m’a fait me décider est le fait qu’il me donnerait la possibilité d’expérimenter de nouveaux usages dans un environnement professionnel 1.0, en particulier mon besoin le plus important et récurent : la prise de notes !

Premier avantage par rapport à l’ordinateur portable, l’inclinaison de l’écran lorsque l’iPad est posé sur la table me permet de voir mes interlocuteurs et leur permet d’apercevoir mon écran, créant un climat beaucoup plus agréable (notamment parce qu’il n’y a pas d’ambiguïté quant à mes actions sur l’iPad et leur rapport avec la réunion). A noter, le clavier tactile intégré est confortable et non bruyant.

Second avantage, bien qu’il n’ait pas été conçu pour cet usage, l’écran tactile est très agréable pour l’écriture manuscrite. N’étant pas très à l’aise avec les claviers quant il s’agit de prendre des notes, mon coté mono-tâche et non synthétique peut être, j’ai rapidement abandonné ce dernier et investi dans un stylet Pogo Sketch (écrire au doigt n’est vraiment pas confortable).

Après plusieurs essais plus ou moins positifs d’applications achetées sur l’app store, et concernant plus particulièrement la prise de notes, je me suis arrêté sur les 2 suivantes :Note Taker HD etWritePad (une revue complète de ces deux applications sera prochainement publiée afin de vous permettre de juger de leur intérêt).

La combinaison de ces deux applications me permet de prendre des notes numériques constituées de texte et de schémas, d’en disposer immédiatement sur mon poste de travail professionnel, et de les exploiter sans étape intermédiaire. Ainsi, mon iPad remplit quotidiennement parfaitement son rôle de bloc note numérique, me permettant de gagner en temps et en efficacité lors des réunions (à tel point que j’ai totalement abandonné mon bloc note papier !).

Fort heureusement son utilité ne s’arrête pas là. Pour bien d’autres usages que j’ai expérimenté l’iPad apporte une réelle valeur ajoutée. Je vous les présenterai dans mes prochains billets, en précisant bien sur les points perfectibles liés à la jeunesse relative de l’outil ou à la politique « protectionniste » d’Apple.

Fabien GrenetCofondateur de There is no spoon, Fabien est tout autant passionné par l'innovation et le numérique que par le jardinage. Il partage sa vision et son expérience sur Take the Red Pill, ainsi que ses expérimentations agricoles sur Le Potager Perché. There is no spoon est une agence écosystème fédérant des freelances partageant un même objectif : permettre d'accélérer les projets en exploitant les leviers du numérique (état d'esprit, méthodes, outils).